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En garde à vue au Ghana lundi dernier: Voici comment Pickass a été sauvé par Gbagbo

Publié le 29 Mars 2019
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Remis de ses émotions, Pickass a relaté sur les réseaux sociaux comment l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, actuellement en liberté sous conditions en Belgique, l'a sauvé. Selon lui, le nom de Gbagbo lui a ouvert les portes de la prison «Aujourd'hui encore, plus qu'hier, je suis fier d'être pro Gbagbo», a-t-il déclaré.

Remis de ses émotions, Pickass a relaté sur les réseaux sociaux comment l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, actuellement en liberté sous conditions en Belgique, l'a sauvé. Selon lui, le nom de Gbagbo lui a ouvert les portes de la prison «Aujourd'hui encore, plus qu'hier, je suis fier d'être pro Gbagbo», a-t-il déclaré.

Mais, cette histoire d'une détention décantée par Gbagbo débute par ses premiers instants en cellule. «(.. .) Quand j'ai été mis en cellule ce lundi nuit, 25 mars 2019, j’étais loin de m'imaginer ce qui allait se passer dans ce sombre cachot. Un prisonnier effrayant qui semblait être le chef des détenus, m'a fait visiter les lieux. Comme si c'était des bons lieux même (rire). Il me dit, en anglais, ici ce sont les toilettes, pour y aller tu payes 30 Ghana cedis (environ 3500 f.cfa). Là c'est la douche, pour te laver tu payes aussi 30 Ghc. Maintenant là, c'est la cellule Vip. Pour dormir, ici, tu payes 300 GhC, si tu payes pas tu verras. Je répondis ok, j'ai compris», a d'abord relaté Pickass.

Une fois les conditions d'accès aux différents lieux du cachot dévoilées, le chef des détenus, selon l'ancien membre de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci), lui a demandé les raisons de sa détention. «Je lui ai répondu que j'étais un homme politique et que je suis pro-Gbagbo. Dès qu'il entendit le nom Gbagbo, le chef des détenus me stoppa et me demanda : tu as dit quel nom, Gbagbo ? Je répondis oui, Gbagbo. Il continua, tu es un homme du président Gbagbo ? Je répondis oui, mieux je suis son fils», a raconté l'exilé, précisant qu'à cette réponse, les autres détenus qui écoutaient de loin, se sont attroupés autour de lui en demandant avec une « excitation » de continuer son récit. «Je suis partisan du président Laurent Gbagbo et (je suis) là pour des raisons politiques», a-t-il poursuivi «un peu surpris et apeuré» par cet attroupement soudain. «M'interrompant une seconde fois, le chef des détenus me dit "si tu es un homme de Gbagbo, alors tu ne payeras que la moitié des taxes que je t'ai citées car Gbagbo Laurent est un grand homme. C'est un grand leader qui a vaincu les blancs, c'est notre fierté, nous le connaissons tous et nous sommes fiers de lui. Donc, tu paieras la moitié», a enchaîné Pickass.

Rassuré par cette réaction, l'ancien président des jeunes du Fpi a souligné avoir repris la parole dans l'intention de les ''assommer'' avec l'idéologie Gbagbo, mais il fut interrompu une troisième fois par un autre prisonnier. «Gbagbo Laurent est un leader de la trempe de Kwame N'Krumah. Mais, lui a vaincu les blancs. Il a été libéré, mais comme ceux-ci savent que s'il rentre au pays, Ouattara sera éjecté et Gbagbo reprendra sa place de président c'est pourquoi ils le gardent encore chez eux. Mais Gbagbo va encore les battre. Il va rentrer et il va diriger à nouveau la Côte d'Ivoire», a déclaré le prisonnier. «Nous l'aimons tous. Ne pense pas que malgré notre situation nous ne savons rien. On le connaît bien, tout le monde connaît Gbagbo et on l'aime fort. C'est un digne fils d'Afrique comme Nkrumah», a-t-il ajouté.

Damana Pickass a fait remarquer que ces propos le laissèrent sans voix. Et tout d'un coup, a-t-il dit, les prisonniers se sont retirés dans un petit coin pour se concerter. À leur retour, ils ont déclaré : «tu ne dois plus rien payer. Tu peux utiliser ces lieux comme tu veux. Te voir, c'est voir Gbagbo et nous sommes fiers. Dis au chef Gbagbo que c'est lui qui viendra sauver l'Afrique. Dis lui que nous comptons sur lui, qu'il tienne bon, on l'aime tous».

Selon Pickass, après cette déclaration des détenus, applaudissements et cris de joie ont retenti dans la cellule. Toute chose qui attira les policiers. A l'explication du chef des détenus, les policiers se sont retirés tranquillement en souriant. «Je n'eus aucun problème, au contraire, mes co-détenus me donnèrent la meilleure place de la prison pour m'assoupir», a-t-il confié. Et de conclure : «il n'y a plus de recoins de ce continent où le nom Gbagbo ne rend pas fier et n'ouvre pas de porte. Aujourd'hui encore, plus qu'hier, je suis fier d'être pro-Gbagbo».


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