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Côte d’Ivoire : «Soro s’est mis en danger de mort politique (…) Comment veut-il diriger la Côte d’Ivoire avec une idéologie marxiste», déclare Nasséné Ba Touré, Maire d’Odienné

Publié le 11 Avril 2019
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Madame Nassené Ba Touré, coordinatrice du Rhdp du département d’Odienné, et Maire de ladite commune, décortique pour Linfodrome l’actualité sociopolitique en Côte d’Ivoire et profite de l’occasion pour annoncer pour bientôt une grande offensive du RHDP à travers le mouvement ‘‘ AGC am bi kô’’ dont elle assure la présidence d’honneur.

Madame le maire, comment se porte la commune d’Odienné ?

La commune d’Odienné se porte très bien. Elle est dans le bateau de l’émergence. Je suis à mon deuxième quinquennat à la tête de la commune d’Odienné. Odienné est une ville carrefour très importante dans le nord de la Côte d’Ivoire. Mais l’enclavement dans lequel il a été confiné pendant de longues années avant l’accession du président Ouattara au pouvoir, nous a été préjudiciable.

Depuis la mort d’Houphouët-Boigny, c’est une localité qui a été totalement négligée sur les plans des infrastructures, du développement et socio-administratif, du fait du choix politique des populations et des cadres.

Depuis l’avènement du président Alassane Ouattara au pouvoir, nous en tant que démembrement de l’Etat central, donc pouvoir décentralisé, nous nous sommes mis au travail pour un meilleur assainissement de la ville. Et nous avons mis en place une gestion participative, qui a permis d’intégrer les populations dans la gestion communale quotidienne.

C’est comme ça, nous avons réussi à attirer des capitaux et investissements privés des fils et des filles d’abord, ensuite d’autres investisseurs. Des infrastructures hôtelières augmentent exponentiellement partout, là où il n’y avait qu’un complexe hôtelier à notre arrivée aux affaires. Cela dénombre du retour de la vitalité de la ville.

Quels sont les arguments infrastructurels qui ont facilité ce regain de vitalité dans cette ville ?

Je vous l’ai dit, le gouvernement est le principal maître d’œuvre de ce nouvel essor. Il y a eu énormément d’investissements dans la réhabilitation des infrastructures de base qui étaient devenues obsolètes, notamment la réhabilitation du CHR, l’ancienne station de traitement d’eau y compris le bâtiment d’exploitation, puis l’extension de réseau pour 10 000 ml de canalisation dans la ville d’Odienné. Nous bénéficions également de la construction d’un nouveau château d’eau de 500 m3 et d’une station compacte de traitement d’eau de 300 m3/h.

Le secteur d’électricité a bénéficié de l’appui du gouvernement pour la fourniture et de travaux de renouvellement de groupe de production d’électricité à Srana et Santa, sans oublier les travaux d’extension de réseau. La liste est exhaustive. Ceci est également en partie dû à la réhabilitation de l’aéroport d’Odienné par le gouvernement du président Ouattara avec trois vols par semaine.

Aujourd’hui encore avec la réhabilitation des voies, la circulation des marchandises et biens, et des personnes est une réalité. Le bitumage complet des axes routiers d’Odienné-Gbéléban et Odiénné-Boundiali en cours de finition, vous avez la voie d’or d’Odienné, c’est-à-dire : Odienné-Samatiguilà, Samatiguila-Minignan, Minignan-Namakoro pour aller Mali, et Minignan-Moumouguila pour aller en Guinée.

C’est un bonheur pour moi d’être à la tête de cette commune avec d’énormes potentiels touristiques et atouts économiques. Dès que ces voies que je viens citer seront entièrement livrées, Odienné retrouvera son lustre d’antan et répondra à toutes les attentes de la capitale du nord-ouest de la Côte d’Ivoire, grande ville commerciale qu’elle a été. C’est un devoir pour moi de rendre un peu à Odienné de ce qu’elle m’a donné.

Vous êtes la présidente d’honneur du mouvement ‘‘ AGC am bi kô’’ , peut-on en savoir davantage sur les objectifs de ce mouvement?

Oui. En tant que coordinatrice de RHDP dans le département d’Odienné depuis 2015, nous soutenons et valorisons toutes les actions du président de la République, Alassane Ouattara et de son gouvernement dirigé par le premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Le mouvement ‘‘AGC am bi kô’’ ( Ndlr : Amadou Gon Coulibaly, nous te soutenons en langue malinké ), puisque c’est de ça qu’il s’agit, dont j’assure la présidence d’honneur, qui a reçu effectivement son baptême de feu le mercredi 20 mars 2019 à Odienné, est ce grand mouvement au service des valeurs qu’incarne le premier ministre, S.E.M Amadou Gon Coulibaly, chef du gouvernement, ministre du budget, ministre du portefeuille de l’Etat.

Je ne voudrais pas tomber dans l’autosatisfaction, mais cette cérémonie d’investiture a rencontré un franc succès auprès des jeunesses et populations du grand nord. ‘‘AGC Am bi kô’’ va se déployer sur toute l’étendue du territoire national pour aller parler des actions du président Ouattara et promouvoir les vertus du premier ministre Amadou Gon Coulibaly, et rassurer les ivoiriens que le rêve de voir la Côte d’Ivoire émergente sous peu est en voie de réalisation.

Abidjan et San Pédro seront aux couleurs de ‘‘AGC Am bi kô’’ respectivement les 27 et 28 avril prochains. Mais avant Abidjan et San-Pedro, le mouvement ‘‘AGC am bi kô’’ est sollicité aux USA à New York dans le cadre d’un grand évènement de soutien à S.E.M le président de la république, Alassane Ouattara les 12, 13, 14 de ce mois. Au pays de l’oncle Sam, les ivoiriens vont démontrer qu’ils sont débout pour le RHDP et que c’est le parti qui peut assurer le développement de la Côte d’Ivoire dans la paix et la stabilité.

De tous les Chefs de gouvernement du président Ouattara, qu’est-ce qui motive le soutien du Denguélé au premier ministre Amadou Gon Coulibaly ?

A l’issue du combat politique que nous avons mené, Dieu a bien voulu qu’un illustre fils de la Côte d’Ivoire, originaire du nord, accède à la magistrature suprême de la république de Côte d’Ivoire. Nous les peuples du nord, nous sommes d’autan fiers, parce que le président Alassane Ouattara fait du bon travail à la tête du pays. Nous avons vu la Côte d’Ivoire d’hier, et nous voyons la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui.

Mais pendant ce cheminement, nous en avons vu des vertes et des pas mures. A des moments, nous avons vu des cadres pour des raisons égoïstes et égocentriques mal se comporter en exposant des différends de la maison sur la place publique, au lieu de plutôt chercher à laver le linge sale en famille. Et la jeunesse de Denguélé dans son ensemble est édifiée par la loyauté et la fidélité du premier ministre Amadou Gon Coulibaly à notre fils, le président Alassane Ouattara, et par son sérieux dans le travail.

Depuis 2017 que Son Excellence Amadou Gon Coulibaly est à la tête de la primature, la jeunesse du Denguélé m’a fait observer que les choses vont un peu plus vite à Odienné. C’est lui qui a fait le lancement de la route Odienné-Boundiali, la réhabilitation du grand lycée professionnel d’Odienné avec beaucoup plus options encore, agriculture et autres, l’inauguration du pont Seydou Elimane Diarra, et j’en passe.

C’est avec honneur que j’ai accepté d’honorer ses jeunes en acceptant d’être la présidente d’honneur dudit mouvement. Moi, qui suis l’une de ses collaboratrices, qui le pratique au quotidien, et je connais ce grand homme d’Etat. Le premier ministre Amadou Gon Coulibaly incarne les valeurs de fidélité, de loyauté, de constance, et du travail.

Et je pu vous dire que les organisations de jeunesses du grand Denguélé ont une bonne lecture du travail d’équipe et ont compris le combat pour le développement de la Côte d’Ivoire. Ces jeunes ont compris que le développement s’inscrit dans la patience, dans le temps, dans la durée. Ils ont compris qu’il faut être constant, fidèles, loyaux et travailleurs.

Voyez-vous Amadou Gon Coulibaly comme le prochain candidat du Rhdp aux présidentielles de 2020 ?

Ce que je puis vous dire, vu la constitution, le président Alassane Ouattara peut être candidat. Le Denguélé est en parfaite harmonie et symbiose avec le président Alassane Ouattara. Si le président de la République est candidat, nous le soutiendrons les yeux fermés. S’il n’est pas partant, quelque soit la personne que le président de la République désignera, nous la soutiendrons sans hésitation.

Même si cette personne n’a pas le profil….

Nous sommes convaincus que le choix du président Ouattara ne souffrira d’aucune contestation. Et le président, pour l’amour et son attachement à la Côte d’Ivoire, et avec la rigueur qu’on lui connaît, ne peut pas brader son héritage acquis dans l’abnégation et l’acharnement au travail pour le bonheur des ivoiriens.

Le président Ouattara n’est pas complaisant dans ses choix. Vous savez, le combat du président Alassane Ouattara avec le Denguélé a commencé il y a plus de 25 ans. Le plus important pour nous, c’est de rester constant. Vous pouvez nous croire, c’est un véritable pacte d’amour et de confiance qui lie les Odienneka au président de la république, S.E.M Alassane Ouattara, qui apprécient sa franchise et son honnêteté d’engagement. Le président de la république, nous le protégeons comme la prunelle de nos yeux.

Quelles peuvent être les chances du Rhdp aux futures présidentielles ?

Aujourd’hui, je pense que, ce que la majorité des ivoiriens recherche, c’est l’amélioration de leurs conditions de vie. Et je peux dire que depuis la disparation du père fondateur, Houphouët-Boigny, le meilleur président n’est personne d’autre le président Alassane Ouattara.

Après Houphouët-Boigny, le meilleur président de la Côte d’Ivoire est Alassane Ouattara. Le président Ouattara et son gouvernement réalisent le deuxième miracle de la Côte d’Ivoire.

Donc pour vous en 2020, quelque soit le candidat du Rhdp, c’est la victoire assurée ?

J’affirme et réaffirme que, 2020, c’est bouclé, c’est calé, c’est djagassa, 2020, ça ne se discute pas. Au Rhdp, il y a longtemps que nous sommes mis au travail. Et nous travaillons à toutes les éventualités et à tous les scénarii possibles. Nous avons foi. Parce que les ivoiriens apprécient tous le travail bien fait à la tête de l’Etat.

Que ce soit au niveau de la création de l’emploi, que ce soit au niveau de l’embellissement de notre pays et de la performance de notre économie, des réalisations infrastructurelles, l’éducation, la santé, la sécurité sociale, et bien d’autres chantiers, les ivoirien apprécient le travail abattu en moins d’une décennie par le président Ouattara et son gouvernement.

Donc ‘‘2020, c’est bouclé, c’est calé, c’est géré’’, n’est pas une affirmation vaine. Les réalisations et la maîtrise du terrain politique parlent toutes en faveur du Rhdp. 2020, tous les voyants sont au vert pour le Rhdp.

Certains détracteurs du régime s’avancent à dire qu’on ne mange pas goudron, pour dénoncer une déficience de la politique sociale du président Ouattara, qu’avez-vous à répondre ?

Ce sont de grossières allégations. Sincèrement celui qui a repositionné la Côte d’Ivoire, c’est le président Alassane Ouattara. Après Houphouët-Boigny, il n’y a pas match. D’ailleurs, je voudrais profiter de cette question pour marquer un arrêt sur mes charges à la primature, tout en vous démontrant la faiblesse de cet argument. Je suis conseillère du premier ministre en charge de la Couverture maladie universelle (CMU) et de la protection sociale.

D’abord, c’est l’occasion pour moi, de remercier le président de la république, S.E.M Alassane Ouattara et le premier ministre, ministre du budget, ministre du portefeuille de l’Etat, S.E.M Amadou Gon Coulibaly de m’avoir donné cette opportunité de servir ma nation à ce niveau de responsabilité. Au niveau de la protection sociale, le pays a fait un bon qualitatif impressionnant.

Depuis 2017, nous avons le projet des filets sociaux productifs. C’est une aide de l’Etat au plus défavorisés, au plus démunis dans nos régions, dans nos villages, pour leur autonomisation. C’est un montant bien précis qui est transféré à ces familles tous les trois mois pour pouvoir assurer le quotidien.

Même quand cela leur transmis, des solutions idoines les accompagnent pour faciliter leur insertion dans de le tissu social pour une meilleure autonomisation. Ce qui donne plus de 50 000 familles dans les zones rurales au nord, au centre, et à l’ouest. Cette année en 2019, 50 000 autres familles vont s’y ajouter, mais en milieu urbain.

D’ici 2020, c’est autour de 200 000 personnes qui bénéficieront de cette aide. C’est une grande première dans l’histoire de notre jeune nation. C’est une autre forme de sécurité sociale. A celle-ci, il faut ajouter la couverture maladie universelle (CMU), qui est une réalité.

Et à partir du mois de juillet et d’octobre, il aura plus de visibilité. Des voix beaucoup plus autorisées que la mienne vous en diront davantage. Mais sachez qu’à terme, la CMU est outil qui contribuera à l’amélioration de notre système de santé publique dans toutes les villes de nos régions et à la bonne prise en charge de tous.

L’actualité, c’est aussi la nomination le mercredi 3 avril 2019 de 11 femmes sur les 33 sénateurs manquants par le président Alassane Ouattara, soit un quota de 30 % de participation des femmes sur cette liste. Doit-on commenter cela comme un début d’application du projet de loi adopté en conseil de ministres du 6 mars 2019, favorisant la représentation des femmes dans les Assemblées élues ?

C’est avec satisfaction que nous constatons cela. Et je ne suis pas surprise, parce que le président Alassane Ouattara quand il dit, il fait. Souvent, c’est que les gens sont pressés. Cela m’inspire grande confiance. Je sais que le président veut aller vite. Et j’ai foi que dans les nominations qui suivront, le président fera tout pour être dans la marge de 30%. Aussi dans les nominations dans les postes de responsabilité, je pense aussi, que le président va nous surprendre agréablement.

Il donne ainsi aux femmes les places qu’elles méritent. Il faut considérer les femmes au même niveau que les hommes selon leurs compétences. Je pense que les femmes qui ont de la compétence méritent d’être à des postes de responsabilité pour accompagner le Président de la république. Mais rien ne nous surprend dans cette décision du président Alassane Ouattara. Parce qu’il a toujours mis la femme au cœur de sa politique, notamment l’autonomisation de la femme.   

C’est l’occasion pour moi de rendre hommage à la première dame de Côte d’Ivoire, madame Dominique Ouattara, pour toutes ses action en faveur des femmes. A titre d’exemple, les fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FACI). Pour ce fonds, nous sommes autour de 125 000 à 150000 femmes ayant été bénéficiaires.

Et en tant que gérante de collectivité locale, je peux vous dire qu’en cinq ans, j’ai pu être témoin du changement de vie et de l’amélioration de leurs conditions de vie, d’un regain de dignité et de plus stabilité des familles et des ménages. Le Faci est une bouée de sauvetage pour les femmes de Côte d’Ivoire. Elle fait beaucoup également avec sa fondation Children Of Africa qui s’occupe des enfants en difficultés et des familles.

Qui l’aurait cru, que nous puissions pu avoir un hôpital mère-enfant entièrement dédié aux mères et aux enfants avec du matériel de pointe comparable à l’hôpital américain de Paris, ou Sibley hôpital de Washington Dc. Et à cet effet, je peux vous affirmer que Madame Dominique Ouattara est la meilleure première Dame de toutes les premières dames qui se sont succédé en Côte d’Ivoire.

Quelle lecture vous inspire la plateforme de l’opposition pilotée par le président Bédié ?

Vous savez en démocratie, tout le monde est libre de créer des plateformes. Vous savez que le président Bédié est initiateur du Rhdp. Et je voudrais rappeler aux uns et aux autres que le Rhdp était comme une coordination politique.

Mais c’est le président Bédié, qui a dit que le mot coordination était trop insignifiant pour désigner l’union des enfants d’Houphouet, et a proposé le Rhdp. Au vu des prouesses réalisées par le Président Ouattara à la tête de l’exécutif pendant son premier mandat, c’est le président Bédié qui était au devant de la candidature du président Ouattara en 2015.

Et l’attente et l’union sacrée était extraordinaire. Alors aujourd’hui, que le président Bédié sorte du Rhdp, pour aller créer une plateforme de l’opposition, c’est dommage pour le PDCI et dommageable pour son image.

Avec la saignée que vit le PDCI au quotidien, le président Bédié doit réviser sa position. Parce que son attitude est incompréhensible. Je pense qu’il gagnerait à ne pas continuer de traiter avec des partis avec lesquels, il ne partage aucune idéologie, et de retourner récupérer sa place dans la maison d’Houphouët.

Aujourd’hui, le président Bédié est l’otage de personnes aux ambitions démesurées. Mais, je leur dirai que ce n’est pas en entrainant dans une aventure aussi incertaine, vu son âge très avancé, qu’ils vont se réaliser politiquement et se réhabiliter aux yeux des ivoiriens, eux qui trainent des casseroles de corruption par-ci, par-là.

Le président Bédié a été rejoint par Guillaume Soro, président démissionnaire de l’Assemblée Nationale, autrefois considéré comme le filleul du président Alassane Ouuatara, pour créer le Comité politique (CP). Quels commentaires ce front anti-Ouattara vous inspire ?

L’ex président de l’Assemblée nationale, notre frère Guillaume Soro, son CP, n’est qu’épiphénomène. Vous verrez qu’il aura l’effet d’un feu de paille. Parce que, ce n’est basé sur rien de solide. Comment veut-il espérer diriger la Côte d’Ivoire avec une idéologie marxiste. Ça ne colle pas avec les valeurs démocratiques cultivées par les ivoiriens. Guillaume Soro s’est mis inutilement seul en danger de mort politique. Guillaume Soro est un fils de la maison Rhdp, la porte lui reste ouverte.

Le départ de Soro du camp présidentiel ne sonne-t-il pas la division du nord en deux grands blocs électoraux désormais ?

Il n’y a aucune division dans le nord, je vous le confirme. Et le nord aura l’occasion de le prouver dans si peu de temps. Parce que Guillaume Soro reste le fils d’Alassane Ouattara, il le demeure. Et je répète à dire qu’en ce qui concerne le Rhdp, il n’est pas un poids politique effrayant.

Le Rhdp est une grande force politique. Quiconque se mettra à notre travers sera battu à plate couture. De toutes les façons, on reconnaîtra le vrai maçon au pied du mûr. Nous le suivons dans ses déclarations et sorties sur les réseaux sociaux. J’espère qu’avant 2020, le Député de Ferké aura compris son erreur, et qu’il reviendra à la maison.

Le réexamen de la Commission électorale indépendante (Cei), en voilà un autre sujet sur la table du gouvernement qui soulève des passions en Côte d’Ivoire. Pensez-vous sincèrement qu’un accord est possible entre l’opposition et le gouvernement ?

J’ai confiance en la grande capacité de la classe politique ivoirienne et de la société civile à s’inscrire comme le souhaite le premier ministre, S.E.M Amadou Gon Coulibaly, Chef du gouvernement, dans un cadre de dialogue constructif empreint d’une grande responsabilité et d’une volonté commune d’aboutir à la recomposition de la Cei acceptée par tous.

Il y a un début de commencement. Je suis persuadée que le processus de recomposition de la Cei aboutira à de bonnes conclusions. Parce que tout le monde affirme la volonté de sortir définitivement du cercle désolant et meurtrier des violences électorales qui résultent de la défaillance du système électoral.

Pensez-vous que cette réforme, si elle effective, contribuera-t-elle à l’accélération de la réconciliation nationale ?

D’abord, je voudrais dire que la réconciliation est une réalité en Côte d’Ivoire. Je suis maire d’Odienné. Toutes les ethnies représentatives des populations ivoiriennes existent dans ma commune. Elles tiennent régulièrement leurs réunions. Elles se fréquentent. Elles partagent des moments de joie et de peine. Et ce qui se passe chez moi à Odienné, c’est pareil dans toutes les communes de Côte d’Ivoire.

Vous allez à Aboisso, c’est la même chose. Vous allez dans le grand ouest, c’est pareil. Dans l’ensemble, les relations entre les populations sont bonnes et fraternelles. On ne doit pas toujours s’attarder sur les petites querelles d’intérêts des individus. La chose la plus importante pour les ivoiriens, c’est vivre en paix et avoir de meilleures conditions de vie.

Vous qui êtes proche des victimes de la crise postélectorale, comment vous avez-vous vécu l’acquittement de l’ex président Laurent Gbagbo et son ex ministre Charles Blé Goudé par la Cour Pénale Internationale ( Cpi) ?

Premièrement en ce qui concerne l’acquittement de Laurent Gbagbo et son ex ministre Charles Blé Goudé, c’est une grande déception pour les victimes. Mais la justice est telle qu’elle a donné son verdict. Il y a eu des morts. Il y a eu ces femmes d’Abobo. Chaque année, nous partons nous recueillir sur leur tombe.

Et pour leur famille, admettre que justice n’est pas faite, c’est toujours difficile. De toutes les façons, ils ont été acquittés, mais la justice n’a pas encore terminé son travail. Ils sont libérés certes, mais sous conditions. Et la justice continue son travail. Nous avons foi, qu’au finish, justice sera rendue.


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