SOCIETE

Côte d’Ivoire / Le feu couve : Près de 1000 policiers, gendarmes et militaires menacent

Publié le 18 Septembre 2018
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Des hommes en armes menacent de se faire entendre bruyamment, si leurs revendications « pacifiques » ne sont pas satisfaites par les autorités ivoiriennes. C’est ce que l’un deux a expliqué à BBC Afrique, sous le couvert de l’anonymat.

Des hommes en armes menacent de se faire entendre bruyamment, si leurs revendications « pacifiques »  ne sont pas satisfaites par les autorités ivoiriennes. C’est ce que l’un deux a expliqué à BBC Afrique, sous le couvert de l’anonymat.

« Nous sommes 600 policiers et gendarmes issus des Fafn formés par l’Onuci suivant l’accord de Pretoria. Nous réclamons ce qui est notre profil de carrière et les 12 millions que les mutins ont reçu l’année dernière. La prime représente la sécurisation du processus électoral de 2007 à 2011. Tous les partis politiques étaient signataires de l’accord. Nous ne comprenons donc pourquoi jusqu’à maintenant ce problème traîne encore ». Il ajoute que 280 militaires issus des 8400 qui se sont mutiné en 2017, et qui n’auraient pas touché les primes, auraient rejoint leur coalition,

Ce dernier affirme que leur groupe qui longtemps réclamait cette prime a été lésé, par rapport aux mutins.

« C’est une injustice tellement flagrante que nous-mêmes on se pose des questions. jusqu’à présent, personne ne nous a rencontrés, même notre ministre de tutelle. Indirectement, on nous fait croire que le dossier est en cours, qu’il sera traité mais jusqu’à ce jour par-ci, par, il n’y a pas eu de contact officiel.

Selon BBC, ni la Primature, ni le ministère de la Défense, ni le ministère de l’Intérieur qu’elle a interrogé n’ont voulu s’exprimer sur la question. Pas même la Commission nationale des droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (Cndhci) que la coalition dit avoir saisie. Seul un membre du gouvernement a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, « qu’il faut un retour à la normalité » et que les plaignants « doivent faire preuve de réalisme et de responsabilité ».

Pour ces derniers, c’est trop leur demander.

« Pour le moment, nous privilégions le dialogue, nous sommes patients parce qu’il y a longtemps que nous sommes en train de lutter. Mais la patience a des limites. L’impatience risque de gagner le groupe et on ne pourra pas canaliser nos camarades. Nous souhaitons que le président de la république règle définitivement notre problème », a voulu le soldat joint par BBC.


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