SOCIETE

Maca : Une mutinerie se prépare ; Des gardes pénitentiaires pris en otage

Publié le 17 Novembre 2018
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Presque deux mois après l’annonce par le chef de l’Etat de la grâce présidentielle pour 4200 détenus de droit commun, la tension est palpable à la Maison d’arrêt et de correction (Maca).

Des détenus concernés ont perdu patience. De sources sécuritaires proches de ce pénitencier, des mouvements d’humeur sont à craindre, dès le lundi 19 novembre 2018. « Ils font beaucoup de bruit ici, et réclament régulièrement l’application effective de la grâce présidentielle », nous ont renseigné nos sources, le jeudi 15 novembre 2018.

Selon elles, déjà des centaines de détenus ont fait parler d’eux, le mardi 13 novembre 2018, en prenant en otage deux gardes pénitentiaires à 14h. « Ils ont pris en otage deux gardes qui étaient venus les surveiller et les conduire dans les cellules. De 14h à 15h30, ces deux gardes ont été bloqués. Il a fallu la supplication du régisseur pour qu’ils retrouvent la liberté », nous ont détaillé nos sources qui croient savoir qu’un message clair a été également signifié au régisseur. « Ils ont mis également le procureur en garde. Ils disent que ça passe ou ça casse lundi (lundi 19 novembre 2018, ndlr). Certains disent qu’ils préfèrent affronter les forces de l’ordre que de moisir dans les cellules de prison », nous ont précisé les mêmes sources qui disent avoir constaté sur place une détermination des détenus.

Depuis quelques semaines, des prétendus auxiliaires de justice tentent également d’escroquer des parents de prisonniers en leur faisant miroiter une libération de détenus remplissant les conditions pour bénéficier de la grâce présidentielle.

Rappelons que lors du conseil des ministres du mercredi 26 septembre 2018, au titre du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le conseil a adopté un décret accordant une grâce collective à 4200 détenus sur un effectif total actuel de 18.978 qui recouvreront la liberté.

Le communiqué du conseil des ministres précise qu’il s’agit d’un acte de clémence et de pardon du Chef de l’Etat, qui ne supprime pas l’infraction commise ni le jugement ou l’arrêt de condamnation, mais qui se limite à en atténuer les conséquences en faisant cesser l’exécution de la peine ou en allégeant celle-ci.

Seuls sont bénéficiaires de cette mesure de grâce, les délinquants primaires, c’est à dire les délinquants ne relevant pas d’une personnalité particulièrement dangereuse et ayant commis des infractions sans gravité, ajoute le même communiqué.


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