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Côte d’Ivoire : Ahoussou Jeannot tire sur son ancien partis et appelle à ne « pas politiser » la condamnation de Jacques Mangoua

Publié le 07 Octobre 2019
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Le président du Sénat ivoirien Ahoussou Jeannot, cadre du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel)

Le président du Sénat ivoirien Ahoussou Jeannot, cadre du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel), a appelé dimanche à Daloa (centre-ouest) ne “pas politiser’’ l’arrestation puis la condamnation jeudi à cinq ans de prison du vice-président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, Opposition) Jacques Mangoua, lors d’une rencontre avec la communauté baoulé de cette ville.

“Pour le cas Mangoua Jacques, personne ne peut tolérer ou accepter que son frère aille en prison. Mais il ne faut pas politiser le problème. Je suis contre la politisation du problème’’, a affirmé Jeannot Ahoussou, en réponse à une doléance du porte-parole de la communauté qui lui demandait “de plaider auprès du Président de la République afin qu’il intervienne’’ pour la libération du président du Conseil régional du Gbêkê (Centre).

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Lui-même issu du PDCI, dont il était également jusqu’à une date récente l’un des vice-présidents, et appartenant au même groupe ethnique Baoulé comme Jacques Mangoua, Jeannot Ahoussou, en tournée politique dans la région, a appelé ses interlocuteurs à laisser “la justice faire son travail’’ à cette affaire.

“Il y a eu des interventions (…) Tout se règle calmement. Tout est possible’’, a poursuivi celui, qui était avant son ralliement au RHDP, le président de l’Association des élus et cadres PDCI du Grand centre.

Jeudi à Bouaké (centre), au terme d’un procès sous tension (des affrontements ayant éclaté entre ses partisans et les forces de l’ordre), Jacques Mangoua a été condamné à cinq ans de prison ferme pour “détention de munitions d’armes de guerre sans autorisation administrative’’, cinq ans de privation de ses droits civiques et au paiement de 5 millions de francs CFA d’amende.

Les militants du parti d’Henri Konan Bédié en particulier et ceux de l’opposition en général voient derrière cette condamnation la main du pouvoir, pour écarter un cadre influent de cette formation politique dans la région du centre, à un an de la prochaine élection présidentielle, à laquelle le PDCI compte présenter un candidat.


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