SOCIETE

Déguerpissement des emprises autour de l’aéroport : Adjouffou et Gonzagueville ne sont pas concernés

Publié le 27 Janvier 2020
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Les populations des quartiers d’Adjouffou et de Gonzagueville peuvent dormir tranquilles. En tout cas, pour le moment. Contrairement aux rumeurs

Les populations des quartiers d’Adjouffou et de Gonzagueville peuvent dormir tranquilles. En tout cas, pour le moment. Contrairement aux rumeurs, elles ne sont pas concernées par l’opération de déguerpissement, décidée par le gouvernement, à la suite du décès d’un élève de 14 ans, dans le puits du train d’atterrissage d’un avion Boeing 777-300 ER d’Air France reliant Abidjan à Paris.

L’assurance en a été donnée, le samedi 25 janvier, par le ministre des Transports, Amadou Koné, au cours d’une conférence de presse à son cabinet, au plateau. « Les populations d’Adjouffou et de Ginzagueville ne sont pas concernées par l’opération. Il ne s’agit pas de déguerpir tout le monde. Il n’y a pas de quoi paniquer », a-t-il lancé. Le ministre a aussi précisé que l’opération de déguerpissement s’étendra sur 200 mètres au total, autour de la clôture de l’aéroport.

« L’opération se fera en deux étapes. La première, qui a débuté depuis le 23 Janvier, concerne les logements construits à moins de 50 mètres de la clôture de l’aéroport. Cette première étape se poursuivra cette semaine et prendra fin dans quelques jours. La seconde étape qui porte sur les 150 mètres restant, débutera début mars. Le gouvernement a décidé d’accorder 45 jours aux personnes concernées, pour s’organiser et s’en aller.

Mais une fois ce délai passé, tous les bâtiments construits à moins de 200 m de la clôture seront rasés. Sauf les écoles et centre de santé, s’il y en a », a-t-il poursuivi. Il a aussi insisté sur la détermination du gouvernement à mettre en œuvre sa décision. « Le gouvernement est déterminé à aller jusqu’au bout. Nous n’allons pas abandonner. C’est une question de sécurité. C’est aussi une question de responsabilité.

C’est un endroit de fragilité, en termes de sécurité. Je rappelle que des avions se sont déjà écrasés dans la zone. On ne va pas contrarier ce plan. Dans la vie, il faut toujours traiter ce qui peut vous créer des problèmes. Si je ne prends aucune mesure, et qu’il y a un autre drame, je ne serai pas pardonnable », a-t-il insisté.

Le ministre des transports a par ailleurs rappelé que la zone aéroportuaire qui s’étend sur 3700 ha est une propriété de l’Etat de Côte d’Ivoire, et non d’un individu ou un groupe d’individus.

Des mesures d’accompagnement...

Pour mener à bien cette opération, le gouvernement prévoit des mesures d’accompagnement, selon le ministre des transports. « Nous avons défini un site de recasement pour les populations impactées par l’opération. Le site n’est pas très loin des sites à déguerpir.

En outre, Nous envisageons d’aider les concernés à partir et à s’installer sur le nouveau site, s’ils le souhaitent, ou ailleurs. Par ailleurs, Pour permettre aux élèves issus des familles impactées par ces opérations de se rendre à l’école, nous avons décidé, en collaboration avec Aéria, de prendre des dispositions pour aider à les transporter.

La dépouille de l’élève sera rapatriée dans les prochains jours

Le corps de Laurent Barthélémy Ani Guibahi, jeune homme de 14 ans, retrouvé mort, le 8 janvier, dans le train d’atterrissage du Boeing 777-300ER d’Air France, à Paris, sera rapatrié à Abidjan dans les prochains jours. Selon le ministre des transports, cette décision a été prise conformément à la volonté des parents du défunt.

« Les parents avec qui nous avons échangé, ont souhaité que le corps soit rapatrié à Abidjan. Nous commençons les démarches dès ce lundi, afin que cela soit fait le plus rapidement possible. Si possible, cette semaine. Nous allons soutenir et accompagner la famille dans cette douloureuse épreuve.

Le gouvernement apportera tout son soutien à la famille », a-t-il promis. Rappelons que le jeune Laurent Barthélémy Ani Guibahi, était élève en 4e au lycée municipal Simone Ehivet Gbagbo de Yopougon. C’est d’ailleurs son sac contenant l’uniforme du lycéen et retrouvé sur le tarmac de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan qui a permis aux enquêteurs de faire le lien avec le cadavre retrouvé à l’atterrissage de l’avion à Roissy-Charles de Gaulle.


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